Flickr/Leonardo Veras (CC BY 2.0)

Protection of the Family

The Issue

Over the past few years, a troubling new trend at the international human rights level is being observed, where discourses on ‘protecting the family’ are being employed to defend violations committed against family members, to bolster and justify impunity, and to restrict equal rights within and to family life.

The campaign to "Protect the Family" is driven by ultra-conservative efforts to impose "traditional" and patriarchal interpretations of the family, and to move rights out of the hands of family members and into the institution of ‘the family’.

“Protection of the Family” efforts stem from:

  • rising traditionalism,
  • rising cultural, social and religious conservatism and
  • sentiment hostile to women’s human rights, sexual rights, child rights and the rights of persons with non-normative gender identities and sexual orientations.

Since 2014, a group of states have been operating as a bloc in human rights spaces under the name “Group of Friends of the Family”, and resolutions on “Protection of the Family” have been successfully passed every year since 2014.

This agenda has spread beyond the Human Rights Council. We have seen regressive language on “the family” being introduced at the Commission on the Status of Women, and attempts made to introduce it in negotiations on the Sustainable Development Goals.


Our Approach

AWID works with partners and allies to jointly resist “Protection of the Family” and other regressive agendas, and to uphold the universality of human rights.

In response to the increased influence of regressive actors in human rights spaces, AWID joined allies to form the Observatory on the Universality of Rights (OURs).  OURs is a collaborative project that monitors, analyzes, and shares information on anti-rights initiatives like  “Protection of the Family”.

Rights at Risk, the first OURs report, charts a map of the actors making up the global anti-rights lobby, identifies their key discourses and strategies, and the effect they are having on our human rights.   

The report outlines “Protection of the Family” as an agenda that has fostered collaboration across a broad range of regressive actors at the UN.  It describes it as: “a strategic framework that houses “multiple patriarchal and anti-rights positions, where the framework, in turn, aims to justify and institutionalize these positions.”

 

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Su’ad Al-Ali

Su’ad was a strong advocate of women’s and children’s rights, and was the head of Al-Weed Al-Alaiami - an Iraqi human rights organisation.

She participated in the July 2018 demonstrations that took place in Basra and several other Iraqi cities protesting unemployment and demanding jobs and proper public services for citizens, as well as calling for the elimination of rampant corruption.

On 25 September 2018, Su’ad was assassinated in the Al-Abbasiyah district in downtown Basra. A video of the incident showed a person approaching her as she was getting into her car, firing a bullet at the back of her head and pointing another bullet at her driver Hussain Hassan, who was injured in the shoulder. Al-Ali was 46 and the mother of four children.


 

Su'ad Al Ali, Iraq

Snippet FEA Principles of work Transparency (FR)

Un parapluie rose

TRANSPARENCE

Contributors of toolkit (WITM landing page)

Nous tenons à remercier les personnes qui ont contribué à ce projet et qui ont fourni de précieux conseils :

  • Angelika Arutyunova
  • Cindy Clark
  • Kamardip Singh
  • Martin Redfern
  • Pei Yao Chen
  • Srilatha Batliwala
  • Veronica Vidal

Télécharger la Boîte à outils en PDF

Incarnations Transnationales | Note des éditeurices

Des mots perdus 

Chinelo Onwualu
Ghiwa Sayegh
Chinelo Onwualu Ghiwa Sayegh

« Lorsque nous avons désespérément besoin de changement, comme c’est le cas dans la maladie et l’insurrection, notre langage se vide de sa complexité et se réduit à l’essentiel... Mais à mesure que la maladie et la révolution persistent, le langage fabriqué en elles et à leur sujet s’approfondit, laisse entrer plus de nuances, absorbé par l’expérience profondément humaine qu’est de rencontrer de ses propres limites sur le site de la fin du monde. »
Johanna Hedva


Lorsque nous avons commencé à imaginer un tel numéro avec Nana Darkoa, à l’approche du festival Crear | Résister | Transform : un festival dédié aux mouvements féministes ! de l’AWID, nous sommes parti·e·s d’une question qui relève davantage d’une observation de l’état du monde – un désir de déplacer le terrain : pourquoi nos sexualités et nos plaisirs continuent-ils d’être apprivoisés et criminalisés, alors même qu’on nous répète sans cesse qu’ils n’apportent ni valeur ni progrès? Nous sommes arrivé·e·s à la conclusion que lorsqu’elles sont incarnées, quelque chose dans nos sexualités va à l’encontre d’un ordre mondial qui continue à se manifester par des contrôles aux frontières, des apartheids vaccinaux, un colonialisme d’occupation, un nettoyage ethnique et un capitalisme rampant. Pouvons-nous donc parler du potentiel perturbateur de nos sexualités? Pouvons-nous encore le faire lorsque, pour être financé·e·s, nos mouvements sont cooptés et institutionnalisés?

Lorsque notre travail incarné devient un profit entre les mains de systèmes que nous cherchons à démanteler, il n’est pas étonnant que nos sexualités et nos plaisirs soient une fois de plus relégués à la marge – surtout lorsqu’ils ne sont pas assez rentables. À plusieurs reprises au cours de la production de ce numéro, nous nous sommes demandé ce qui se passerait si nous refusions de nous plier aux services essentiels du capitalisme. Mais pouvons-nous oser poser cette question, lorsque nous sommes épuisé·e·s par le monde? Peut-être que nos sexualités sont si facilement rejetées parce qu’elles ne sont pas considérées comme des formes de soins. Peut-être que ce dont nous avons besoin, c’est de réimaginer le plaisir comme une forme de soin radical – un soin qui est également anticapitaliste et anti-institutionnel.

Alors que nous entrons dans notre deuxième année complète de pandémie mondiale, notre approche des incarnations transnationales a dû se concentrer sur un seul constat politique : prendre soin est une forme d’incarnation. Et parce qu’à l’heure actuelle, une grande partie de notre travail se fait sans tenir compte des frontières entre nous et en nous-mêmes, nous sommes toustes incarné·e·s de manière transnationale – et nous échouons toustes. Nous ne parvenons pas à prendre soin de nous-mêmes et, plus important encore, à prendre soin les un·e·s des autres.

Cet échec n’est pas de notre fait. 

Beaucoup de nos parents considéraient le travail comme une transaction, quelque chose à donner en échange d’une compensation et d’une garantie de soins. Et bien que cet échange n’ait pas toujours été respecté, nos parents ne s’attendaient pas à ce que leur travail les comble. Iels avaient leurs loisirs, leurs passe-temps et leurs communautés pour cela. Aujourd’hui, nous, leurs enfants, qui avons été conditionné·e·s à penser que notre travail est intimement lié à notre passion, n’avons pas de telles attentes. Nous considérons le travail et les loisirs comme une seule et même chose. Pour un trop grand nombre d’entre nous, le travail en est venu à incarner tout notre être. 

Cependant, le capitalisme hétéropatriarcal ne nous valorise pas, et encore moins notre travail ou nos sexualités. C’est un système qui ne fera qu’exiger toujours plus, jusqu’à votre mort. Et quand vous mourrez, il vous remplacera par quelqu’un·e d’autre. L’attente d’être en ligne 24 heures sur 24 signifie que nous ne pouvons tout simplement pas nous échapper du travail, même lorsque nous le souhaitons. Cette commercialisation du travail, qui le dissocie de la personne, a infiltré tous les aspects de nos vies et se perpétue même dans les milieux les plus féministes, les plus radicaux et les plus révolutionnaires.

Les attentes capitalistes ont toujours été particulièrement pernicieuses pour les corps qui ne correspondent pas à leur idéal. Et celleux qui cherchent à consolider leurs pouvoirs ont utilisé la pandémie comme une occasion de cibler les femmes, les minorités sexuelles et toustes celleux qu’iels considèrent comme des moins que rien.

Ce numéro spécial existe à cause, et certainement en dépit, de cela.

Presque tous les contributeur·ice·s et membres du personnel se sont surpassé·e·s. Chaque article est le fruit d’une passion, mais aussi d’un incroyable épuisement. De manière très concrète, ce numéro est une incarnation du travail transnational – et dans le monde numérique dans lequel nous vivons, tout travail est devenu un travail transnational. Alors que nous devons faire face à de nouvelles frontières qui ne brisent pas un ordre ancien mais le réifient, nous avons fait l’expérience directe, aux côtés de nos contributeurs, de la façon dont le capitalisme épuise nos limites – comment il devient difficile de construire des arguments cohérents, en particulier lorsque ceux-ci sont soumis à une date limite. Nous avons collectivement perdu les mots – parce que nous sommes perdu·e·s pour les mondes.

Se sentir perdu et seul dans le monde du capitalisme hétéropatriarcal est exactement la raison pour laquelle nous devons réévaluer et repenser nos systèmes de soins. À bien des égards, nous avons transformé ce numéro en une mission visant à trouver du plaisir dans les soins. Parce qu’il est devenu plus difficile de construire des arguments cohérents, les moyens visuels et créatifs sont passés au premier plan. Nombreux·ses sont celleux qui, ayant l’habitude d’écrire, se sont tourné·e·s vers ces médias pour produire des connaissances et couper court au brouillard mental qui nous a toustes enveloppé·e·s. Nous avons fait intervenir d’autres voix, en plus de celles que vous avez entendues au festival, afin d’ouvrir de nouvelles conversations et d’élargir nos horizons. 

Alors que nous sommes privé·e·s de nos mots, il est de notre devoir politique de continuer à trouver des moyens de nous maintenir et de prendre soin de nous-mêmes et des autres. Une grande partie de nos réalités actuelles tente de nous effacer et de nous déplacer, tout en continuant à exploiter notre travail. Notre incarnation, par conséquent, devient une forme de résistance; c’est le début de nous-mêmes trouvant notre voie en dehors et en dedans de nous.

Woman with hijab-squiggle

Membership why page - Loyiso Lindani

I believe empowered women empower women and that is why I’ve had an incredible time being an AWID member. My knowledge and understanding of Feminism and intersectionality has been broadened by the exposure I received being part of the AWID Community Street Team. I hope more women join and share topics and ideas that will help other women.

- Loyiso Lindani, South Africa.

Fahmida Riaz

“Afterwards
After love the first time,
Our naked bodies and minds
A hall of mirrors,
Wholly unarmed, utterly fragile,
We lie in one another's arms
Breathing with care,
Afraid to break
These crystal figurines.” - Fahmida Riaz

Fahmida Riaz broke social taboos by writing about female desire in her poetry, creating alternative narratives about women’s bodies and sexuality, and setting new standards in Urdu literature.

Her work faced harsh criticism from conservatives, who accused her of using erotic and “pornographic” expressions in her poetic language. 

Fahimida was eventually blacklisted and charged with sedition under Section 124A of the Pakistan Penal Code) during the dictatorship of Zia Ul Haq. Forced into exile in 1981, she spent almost seven years in India before returning to Pakistan. 

As part of the preface to “Badan Dareeda” ('The Torn-Bodied'), a collection of poetry published in 1974, she wrote: 

If, indeed, I am forced to stand before this maqtal today and face the gallows, I should face them with my head held high. My poems are the trace of a mangled head: emanating sounds even as it is suspended from ropes... A Body Torn has taken the form of a razmia, or the sound of rupture. And if such rupture indeed shocks a people, then consider the poet as having achieved her purpose: she has managed to disturb them. (translation from Urdu by Asad Alvi)

The brilliance of Fahmida was in defying any singular logic or categories of gender, nation, religion or culture. She refused to be put in the role of a ‘woman poet’, breaking with traditional definitions of feminine poetry and concepts and themes (ranging from political consciousness, body, culture, desire, religion, home) and knocking down inhibitions put on her gender. 

“You have to understand that culture can have no essence. Cultures move, flowing into one another, forming new cultures. Culture is born this way. There is no clash of cultures.” 

Fahmida authored more than 15 books on poetry and fiction including her poem ‘Taaziyati Qaraardaaden’ (‘Condolence Resolutions’) that might serve as an appropriate tribute to her life and legacy and a collection of poems (Apna Jurm To Saabit He ‘My Crime Stands Proven’) published in 1988 during her time in exile. 

Fahmida Riaz was born in Meerut, India on 28 July 1946 and passed away on 21 November 2018 in Lahore, Pakistan.

Snippet FEA Audio Story 4 (EN)

Listen to this story here:

FRMag - Anatomy of a survivor's story

Anatomy of a Survivor's Story

by Maryum Saifee

When you do a search for “Female Genital Mutilation” or “FGM” online, an image of four line-drawings of the female anatomy pop up next to its Wikipedia entry. (...)

Read

artwork: “Dreams” by Neesa Sunar > 

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Yelena Grigoriyeva

Yelena Grigoriyeva, a menudo conocida entre sus amigxs como Lena, fue una destacada defensora de los derechos LGBT en Rusia.

Formó parte de movimientos democráticos, anti-guerra y LGBT. En su activismo, fue una crítica feroz del Presidente Vladimir Putin y su administración, y expresó su oposición a la anexión por parte de Rusia de la península de Crimea de Ucrania y al maltrato de prisionerxs.

Yelena se declaró bisexual a principios de 2019. "Su salida del armario fue una sorpresa para mí, y no la aprobé. Le dije: ‘Escucha, Lena, ya estás en la mira por tu actividad política. Te acabas de clavar otro blanco en el pecho’". - Olga Smirnova

Yelena, de hecho, recibió múltiples amenazas de muerte y, según algunxs de sus conocidxs, figuraba en un sitio web homofóbico que instaba a sus visitantes a que persiguieran a las personas LGBT. Yelena denunció las amenazas a la policía, pero el Estado ruso no le proporcionó ningún tipo de protección.

Sin embargo, Yelena, a pesar de vivir en una sociedad en la que la oposición política, así como lxs integrantes de la comunidad LGBT y lxs defensores de sus derechos, se enfrentan a una violencia continua y creciente, siguió haciendo campaña por la justicia social y la igualdad.

"No se perdió ni una sola acción. Y la detuvieron tantas veces que hasta perdí la cuenta", Olga Smirnova (compañera activista de la oposición y amiga).

Yelena fue asesinada el 21 de julio de 2019, cerca de su casa. Las autoridades detuvieron a una persona sospechosa pero, según algunas fuentes, muchxs amigxs y compañerxs activistas creen que es un chivo expiatorio y que, en realidad, se trata de un asesinato político deliberado.

Para los familiares y amigxs de Yelena, su caso sigue sin resolverse aunque la persona sospechosa haya confesado.

En 2013, Rusia aprobó una ley que prohíbe la difusión de lo que describió como "propaganda gay". En 2014, Human Rights Watch publicó un informe al respecto.

Snippet FEA We are living in a world right (ES)

Incluso en tiempos de crisis climática, los gobiernos continúan alentando el crecimiento de las industrias agrícolas a gran escala. Estas actividades envenenan la tierra, amenazan la biodiversidad y destruyen la producción de alimentos y los medios de vida locales. Mientras tanto, aunque las mujeres producen la mayoría de nuestros alimentos en el mundo, casi no poseen tierra.

¿Qué pasaría si percibiéramos la tierra y la Naturaleza no como una propiedad privada para ser explotada, sino como una totalidad con la cual aprender y coexistir en armonía? ¿Y si repararíamos nuestras relaciones con la tierra y adoptaríamos alternativas más sostenibles que nutran tanto al planeta como a sus comunidades?

Nous Sommes la Solution (Somos la Solución, NSS) es uno de los muchos movimientos liderados por mujeres que se esfuerzan por lograr este objetivo.

Esta es su historia.

FRMag - Resistance from the Kitchen

Nuestra arepa: Cocina en resistencia

por Alejandra Laprea

Vivo en un país de lo imposible, donde no caen bombas pero padecemos una guerra. (...)

Leer

arte: «Entretejidas», Surmercé >

كلمة العدد

ترجمة رولا علاء الدين

كلمة العدد

فقدان الكلام  

Ghiwa Sayegh
Chinelo Onwualu

غوى صايغ

تشينيلو أونوالو


«لمّا نكون مُستَقتِلين للتغيير، لِكوننا في حالة مرضٍ وتمرّدٍ في آنٍ واحد، تخلو لغتنا من التعقيد وتنصقل لتعكس أبسط ركائزها. (...) لكن، ومع استمرار المرض والثورة، تصبح اللغة المُصاغة في هذه الحالة وعنها أكثرَ عمقاً وأكثرَ تعبيراً عن الفوارق الدقيقة، وتكون منغمسة انغماساً شديداً في التجربة الإنسانية التي يواجه فيها المرءُ حدودَه عند نهاية العالم».
  - جوانا هيدفا 

 


بدأنا التخطيط لعدد المجلّة هذا مع نانا داركوا قُبيل مهرجان «ابدعي، قاومي، غيٍّري: مهرجان للحراكات النسوية» لجمعية «حقوق المرأة في التنمية» AWID، وانطلقنا وقتها من سؤالٍ هو بالأحرى ملاحظة حول حالة العالم، ورغبة في تغيير الاعتقادات السائدة: لماذا لا تزال جنسانيّاتنا وملذّاتنا تخضع للترويض والتجريم مع أنّه يتمّ تذكيرنا مراراً وتكراراً بأنّها لا تأتي بأيّ قيمة أو تطوّر؟ واستنتجنا أنّ جنسانيّاتنا، لمّا تتجسّد، فيها ما يتعارض مع النظام العالمي الذي ما زال يتجلّى من خلال ضوابط الحدود، والتمييز العنصري في توزيع اللقاح، والاستعمار الاستيطاني، والتطهير العرقي، والرأسمالية المُستشرية. هل يمكننا إذاً القول إنّ لجنسانيّاتنا قدرةٌ تعطيليّة؟ وهل يصحّ هذا القول عندما ننظر إلى واقع حركاتنا التي يتمّ الاستيلاء عليها ومأسستها في سعيها للتزوّد بالموارد؟

عندما يصبح عملنا المتجسّد مادةً ربحية في أيدي الأنظمة التي نسعى إلى إزالتها فلا عجب أنّ جنسانيّاتنا وملذّاتنا توضَع جانباً من جديد، لا سيّما أنّها ليست مُربِحة بما فيه الكفاية. لقد تساءلنا، في مواقف عدّة خلال إنتاج هذا العدد، ما الذي سيحدث إذا رفضنا مراعاة خدمات الرأسمالية الأساسية؟ لكن هل نجرؤ على هذا التساؤل وقد أنهكنا العالم؟ ربما يتمّ تجاهل جنسانيّاتنا بهذه السهولة لأنها لا تُعتَبَر أشكالاً من أشكال الرعاية. ربما ما نحتاجه هو أن نعيد تصوّر الملذّة كشكلٍ من أشكال الرعاية الجذرية، تكون أيضاً مناهضة للرأسمالية وللمؤسساتية.

بدأنا العام الثاني على التوالي لحالة الجائحة العالمية وكان لا بدّ أن تركّز مقاربتنا للتجسيدات العابرة للحدود القومية على ملاحظة سياسيّة واحدة: أنّ الرعاية هي شكل من أشكال التجسيد. وبما أنّ جزءاً كبيراً من عملنا يتمّ حالياً من دون أيّ اعتبار للحدود بيننا وفينا فنحن جميعاً متجسّدون بشكلٍ عابرٍ للحدود القومية، ونحن جميعاً نفشل. نحن نفشل في رعاية ذاتنا، والأهمّ أننا نفشل في رعاية الآخرين. 

هذا الفشل ليس من صنع أيدينا.

إنّ الكثير من أهالينا اعتبروا العملَ مقايضةً، أي أنّه شيءٌ يُعطى مقابل أجرٍ وضمانة بالحصول على الرعاية. صحيحٌ أنّه تمّ الإخلال بهذه المقايضة أحياناً، لكنّ أهالينا ما كانوا يأملون أنّ عملهم سيوفّر لهم الرِضا الذاتي، وكانوا يعتمدون لهذا الغرض على نشاطهم الترفيهي وهواياتهم ومجتمعاتهم. أمّا اليوم، فنحن، أولادهم الذين تمّت تهيأتنا لنعتبر العمل متشابكاً مع الشغف، توقّعاتنا مختلفة تماماً. نحن لا نفرّق بين العمل والترفيه ونعتبرهما عنصراً واحداً، وبالنسبة للكثيرين بيننا، العمل بات يجسّد الذات بكاملها.

إنّ الرأسمالية القائمة على الأبويّة والمغايَرة الجنسية لا ترى لنا أيّ قيمة، ناهيك عن عملنا وجنسانيّاتنا. إنّه نظامٌ سيستمر في طلب المزيد والمزيد منك إلى يوم مماتك، وبعدها سيستبدلك بشخصٍ آخر. يُنتَظَر منّا أن نكون على اتصال بالإنترنت في كلّ الأوقات، ما يعني أنّه لا يمكننا الانصراف عن العمل حتى لو شئنا ذلك. إنّ هذا التَتْجير للعمل وفصله تماماً عن الشخص قد تسلّل إلى كلّ ناحية من نواحي حياتنا، ويتمّ ترسيخ هذا التَتْجير حتى في الأوساط الأكثر نسويّة والأكثر تمرّداً وتشدّداً.

لطالما حمَلَت تطلّعات الرأسمالية ضرراً كبيراً بالأجساد التي لا تتوافق مع النموذج المثالي، وأولئك الذين يسعون إلى ترسيخ سلطتهم استغّلوا الجائحة كفرصة لاستهداف النساء والأقلّيات الجنسية وكلّ مَن يعتبرونه دون المستوى.

تمّ إعداد هذا العدد الخاص بفعل هذا الواقع، وطبعاً، رغماً عن هذا الواقع.

لقد قدّم المساهمون/ المساهمات والعاملون/ العاملات كلّهم تقريباً مجهوداً يفوق طاقاتهم، وكلٌّ من الأعمال الواردة هنا هو نتاجُ سعيٍ شغوف ولكن أيضاً نتاج حالة إنهاكٍ شديد. 

يشكّل هذا العدد، بطريقة غايةً في الواقعية، تجسيداً للعمل العابر للحدود القومية، علماً أنّ أيّ عمل في عصرنا الرقمي أصبحَ عابراً لتلك الحدود. وفيما فُرِضَ علينا تقبّل حدود جديدة، وهي حدود لا تخالف النظام القائم سابقاً بل تعزّزه، اختبرنا مباشرةً، إلى جانب مساهمينا، كيف تستنزف الرأسمالية طاقاتنا القصوى – كيف يصبح من الصعب بناء الحجج المتماسكة لا سيّما حينما تكون خاضعة لموعد التسليم. إننا نعاني بشكلٍ جَماعي من فقدان الكلام لأننا أساساً نعاني من فقدان العوالم.

الشعور بالضياع والوحدة في عالم الرأسمالية القائمة على الأبوية والمغايَرة الجنسية هو بالتحديد ما يجعل من الضروري أن نعيد تقييم أنظمة الرعاية التي نتّبعها وأن نُعيد النظر فيها. لقد حوّلنا هذا العدد بوسائل عدّة إلى مهمّة لإيجاد الملذّة في الرعاية. فبما أنّه بات من الصعب بناء الحجج المتماسكة، برزت الوسائط البصرية والمبتكرة وقد لجأ كثرٌ ممن اعتادوا الكتابة إلى هذه الوسائط كطرقٍ لإنتاج المعرفة واختراق الضباب الفكريّ الذي أحاط بنا. لقد ضمّينا في هذا العدد أصواتاً أخرى، بالإضافة إلى أصواتٍ عدّة استمعتم إليها في المهرجان، كوسيلة لإطلاق حوارات جديدة وتوسيع آفاقنا.

بما أنّ كلماتنا قد سُرِقَت منّا، يقضي واجبنا السياسي بأن نستمر في إيجاد الوسائل للحفاظ على أنفسنا والآخرين والاهتمام بأنفسنا وبالآخرين. بالتالي، يصبح تجسّدنا نوعاً من المقاومة إذ هو بداية إيجادنا لسبيل الخروج من الذات ودخولها.
 

 


Cover image for Communicating Desire
 
Explore Transnational Embodiments

This journal edition in partnership with Kohl: a Journal for Body and Gender Research, will explore feminist solutions, proposals and realities for transforming our current world, our bodies and our sexualities.

Explore

Cover image, woman biting a fruit
 

التجسيدات العابرة للحدود

نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.

استكشف المجلة

Snippet - CSW69 - Feminist Solidarity Space - EN

Feminist Solidarity Space

✉️ By registration for larger groups. Drop-ins for smaller groups. Register here

📅 Tuesday, March 11, 2025
🕒 12.00-2.00pm and 4.00-6.00pm EST

🏢 Chef's Kitchen Loft with Terrace, 216 East 45th St 13th Floor New York

Organizer: AWID

Magaly Quintana

Magaly Quintana était connue de nombreuses personnes au Nicaragua comme « La Maga » (la magicienne). Historienne et activiste féministe, elle était une indéfectible défenseure des droits des femmes, réclamant justice pour les victimes de féminicides.

Magaly était fortement engagée dans la documentation et la collecte de statistiques sur les femmes et les filles tuées dans le cadre de la violence sexuelle dans le pays. 

 « Elle s’employait à reconstituer la vie de chacune d’entre elles, de leur famille, pour montrer ces vies qui avaient été détruites », Dora María Téllez.

Magaly avait également critiqué le gouvernement pour sa réforme de la loi 779 sur la violence à l’égard des femmes. Résultat du travail acharné des mouvements de femmes nicaraguayens, cette loi incluait – avant sa réforme – d’importantes dispositions criminalisant le féminicide. Elle avançait que les réformes législatives avaient affaibli la loi et restreint la définition des féminicides à des homicides, rendant ainsi « invisibles » les crimes violents perpétrés contre les femmes.

Magaly a commencé à mener des actions féministes au début des années 1980. Directrice du Catholic Women for the Right to Choose, elle a défendu le droit à l’avortement thérapeutique après son interdiction en 2006, de même que soutenu les manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega en 2018.

Née en mai 1952, Magaly est décédée en mai 2019.

 « Nous nous reverrons plus tard, ma très chère Magaly Quintana. Merci beaucoup, merci pour l’héritage que tu nous laisses. Nous te reverrons, aussi forte et puissante que toujours. », Erika Guevara Rosas (Directrice américaine d’Amnesty International)

Snippet - GII Intro (EN)

Gender Impact Investing & The Rise of False Solutions:

An Analysis for Feminist Movements

Gender Impact Investing (GII) is now trending as a solution to gender inequality. Yet, as our report indicates, it is actually part of the problem. Public and private institutions marketing GII equate it with promotion of gender equality and with increased resources for women and girls.

Neither claim is evidence-based.

Rather, GII is another expression of subjecting our lives and societies to the same financial logic that has shaped, and continues shaping, the profound inequalities in our world.

With this report, AWID offers the readers - feminists, gender justice advocates and stakeholders in gender impact investing - a critical analysis and substantiated evidence to understand GII, its narratives, and economic and political implications for feminist movements.

FRMag - Armenians

Arménien·ne·s, le féminisme est notre passé et notre avenir

par Sophia Armen 

Que cela vous plaise ou non, les ungerhouis font partie intégrante de nos histoires de résistance et elles ne disparaîtront pas de sitôt.  (...)

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