Sabriya Simon
Marcha da Mulheres Negras 2016
Marcha da Mulheres Negras 2016
Marcha da Mulheres Negras 2016

Domaines prioritaires

Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.

Domaine prioritaire : Co-Création des réalités féministes

Alors que nous rêvons d’un monde féministe, il y en a qui sont déjà en train de le construire et de le vivre. Ce sont nos réalités féministes ! 

Que sont les réalités féministes ?

Les réalités féministes sont les exemples concrets des mondes justes que nous sommes en train de co-créer. Elles existent aujourd’hui, dans les manières, dont les personnes et les mouvements vivent, luttent et se construisent.

Ces réalités féministes vont au-delà de la résistance aux systèmes oppressifs pour nous montrer à quoi ressemble un monde sans domination, sans exploitation et sans suprématie.

Ce sont ces histoires-là que nous voulons mettre en lumière, partager et amplifier à travers notre aventures des réalités féministes.

Transformer des visions en des expériences vécues

Au travers de cette initiative, nous voulons:

  • Créer et élargir les alternatives: Ensemble, nous créons de l’art et des expressions artistiques qui placent au centre et célèbrent l’espoir, l’optimisme, la guérison et l’imagination radicale que les réalités féministes inspirent.

  • Enrichir nos connaissances: Nous documentos, démontrons & diffusons des méthodologies qui permettront d’identifier les réalités féministes de nos différentes communautés.

  • Promouvoir des programmes féministes: Nous élargissons et approfondissons notre réflexion et notre organization collectives afin de promouvoir des solutions et des systèmes justes incarnant les valeurs et les visions féministes.

  • Mobiliser des actions solidaires: Nous incitons les mouvements féministes, en faveur des droits humaines et de la justice de genre et leurs allié-e-s à partager, échanger et co-créer des réalités, des récits et des propositions féministes lors du 14ème Forum international de l’AWID.


Le Forum international de l’AWID

Bien que nous mettions l’accent sur le processus avant, pendant et après les quatre jour du Forum, c’est lors de l’événement lui-même que la magie opère. Grâce à l’unique énergie des participant·e·s et à l’opportunité de rassembler les gens.

Nous espérons que le prochain Forum :

  • Construira le pouvoir des réalités féministes, en nommant, célébrant, amplifiant et en alimentant l’énergie autour des expériences et propositions qui font émerger les possibilités et nourrissent notre imagination

  • Remplira nos puits d’énergie et d’inspiration comme le carburant de notre activisme et de notre résilience pour les droits et la justice

  • Renforcera la connectivité, la réciprocité et la solidarité au sein des divers mouvements féministes et avec les mouvements en faveur des droits et de la justice.

En savoir plus sur le processus du Forum

Le prochain forum de l'AWID aura lieu du 20 au 23 september 2021 à Taipei, Taiwan.

En savoir plus

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Zita Kavungirwa Kayange

Zita était une défenseure des droits des femmes de la région du Grand Kivu.

Elle a été la première directrice exécutive d’UWAKI, une organisation de femmes bien connue. Par son travail avec le Réseau des Femmes pour la Défense des Droits et la Paix (RFDP) et le Caucus des femmes du Sud-Kivu pour la paix, elle a consacré sa vie à rétablir la paix dans l'est de la RDC. Elle a très fermement dénoncé l'utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre.

En 2006, elle s'est présentée comme candidate aux premières élections démocratiques en RDC. Bien qu’elle n’ait pas gagné, elle a continué à défendre les droits des femmes et la communauté du Sud-Kivu se souvient d’elle avec affection.


 

Zita Kavungirwa Kayange, Republic Democratic of Congo

Snippet FEA Union Otras (FR)

SYNDICAT OTRAS

L’Organisation Sindicale des Travailleur·euses du Sexe (Organización Sindical de Trabajadoras del Sexo, OTRAS) est le premier syndicat de travailleur·euses du sexe de l'histoire de l'Espagne. Le syndicat est née de la nécessité de garantir les droits sociaux, juridiques et politiques des travailleur·euses du sexe dans un pays où les mouvements d'extrême droite se renforcent au jour le jour.

Après des années de lutte contre le système juridique espagnol et les groupes abolitionnistes du travail du sexe qui ont appelé à sa fermeture, OTRAS a finalement obtenu son statut légal de syndicat en 2021.

Son objectif? Décriminaliser le travail du sexe et garantir des conditions et des environnements de travail décents pour tous·tes les travailleur·euses du sexe.

Le syndicat représente plus de 600 travailleur·euses du sexe, dont beaucoup de personnes immigrantes, racialisées, trans, queer, ou de genre non-conforme.

Nadyn Jouny

« Le privé est politique » - tel est le mantra féministe que personnifiait la fougueuse et courageuse Nadyn Jouny. Nadyn avait personnellement vécu la douleur de la violence structurelle des systèmes juridiques qui refusent aux femmes de jouir de leurs droits.

Lorsqu’elle décide de demander le divorce, les tribunaux religieux chiites – conformément aux lois relatives au statut personnel du Liban – lui refusent la garde de son jeune fils Karam. Comme tant d’autres femmes au Liban et d’autres pays, Nadyn s’est retrouvée dans la situation douloureuse et insoutenable de devoir abandonner ses droits sur son enfant pour pouvoir quitter une relation abusive et non voulue. Mais Nadyn s’est battue, jusqu’au dernier jour.

Elle s’est servie de ses compétences médiatiques pour devenir la voix de celles qui n’en ont pas dans leur combat contre un droit de la famille discriminant, tant au Liban qu’à l’étranger. Nadyn a cofondé le groupe autofinancé « Protecting Lebanese Women » (PLW) et s’est alliée à d’autres mères libanaises vivant des situations similaires. Ensemble, elles ont cherché à sensibiliser la société en manifestant pour leurs droits devant les tribunaux religieux et attirant l’attention des médias sur les très grandes injustices qu’elles subissaient.

Nadyn a également collaboré avec ABAAD – Resource Center for Gender Equality, une autre organisation libanaise pour les droits des femmes, à l’occasion de campagnes pour la défense des droits des femmes, l’égalité dans le droit de la famille et la garde des enfants, et contre le mariage forcé et précoce.

Pour nombre de ses collègues, elle « symbolisait le combat d’une mère libanaise contre toutes les formes de répression et de misogynie » (en anglais), utilisant « son expérience personnelle et sa propre trajectoire d’autonomisation pour donner aux autres l’espoir qu’elles peuvent être des catalyseuses de changement positif ». - ABAAD – Resource Center for Gender Equality, Liban

Nadyn a tragiquement perdu la vie dans un accident de voiture le 6 octobre 2019, alors qu’elle se rendait à une manifestation contre les augmentations de taxes injustifiées, dans un pays qui connaît déjà une crise financière croissante. Nadyn Jouny n’avait que 29 ans au moment de son décès.
 

Snippet FEA No feminist economies without feminist unions (FR)

Pas d’économies féministes sans syndicats féministes!

Par le biais de l'organisation syndicale, Sopo, Sabrina et Linda se battent non seulement pour les droits des femmes, des travailleur·euses essentiel·les, des travailleur·euses migrant·e·s et des travailleur·euses du sexe, mais pour les droits de tous·tes les travailleur·euses .

La lutte pour mettre fin à l'exploitation des travailleur·euses est une lutte féministe. C’est pourquoi il n’y a pas d’économies féministes sans syndicats féministes.

Jaitun

Jaitun, souvent appelée « Amma », œuvrait à la protection des droits reproductifs des femmes et des filles en Inde. Son travail s’est  particulièrement centré sur la défense des personnes pauvres et marginalisées, dont les filles et femmes dalits et musulmanes.

Jaitun était la force vitale derrière l’affaire Jaitun contre Janpura Maternity Home & Ors. Sa persévérance à obtenir justice a permis d’aboutir à un jugement sans précédent rendu par la Cour Suprême de Delhi. Le gouvernement indien a ainsi été tenu responsable de n’avoir pas rempli plusieurs de ses obligations juridiques, telles que les soins de santé reproductive et le droit à l’alimentation.

Sa fille Fatema, qui vivait sous le seuil de pauvreté, s’était vu refuser l’accès à des services de santé reproductive et avait dû accoucher en public, sous un arbre. Jaitun et Fatema étaient à cette époque sans domicile, car le gouvernement avait démoli leur maison dans le cadre d’un projet de réaménagement et de gentrification à New Delhi.

« Depuis, le jugement a fait jurisprudence pour de nombreux·euses avocat·e·s et activistes du monde entier, et notamment l’ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la santé, non seulement comme source d’inspiration, mais comme solide tremplin pour obtenir la justice. » - Jameen Kaur

Jaitun a inspiré de très nombreuses autres femmes vivant dans la pauvreté à réclamer leurs droits. Elle s’est éteinte en 2017.

« Avec le décès de Jaitun, nous venons de perdre une inimitable guerrière pour la justice, mais son esprit de résistance perdure. » - Jameen Kaur

« Je n’ai, au cours de mes 18 années de plaidoyer pour les droits humains, jamais rencontré de femme qui m’ait tant inspirée et émue qu’Amma. Son courage féroce, son humour inimitable - nous la comparions à l’actrice de Bollywood Hema Malini -, ses colères lorsque l’on passait trop de temps sans venir la voir : elle nous disait, une étincelle dans le regard, « Tu as oublié Amma, Amma ne te parle plus », puis faisait volte-face de manière mélodramatique, pour se retourner en riant et tendre les bras pour une embrassade. Sa gentillesse, et en fin de compte son amour, sa joie d’aimer et sa volonté que chacun·e ait le droit de vivre dignement en faisaient un être à part . Elle me manque terriblement. » - Jameen Kaur
 

Snippet Stories of Change Full - Download (FR)

Barbara Allimadi

Barbara Allimadi était une militante politique et des droits humains originaire d’Ouganda. En 2012, elle a coorganisé une manifestation contre l’agression policière télévisée d’Ingrid Turinawe, opposante politique dont le sein a été pressé par un officier de police. Durant la manifestation, Barbara et d’autres activistes se sont déshabillées et n’ont gardé que leur soutien-gorge devant le poste central de police de Kampala. Cet épisode fut par la suite  désigné par la tristement célèbre « manifestation en soutien-gorge » en Ouganda. 

« Nous avons opté pour une manifestation en soutien-gorge. Nous avons pensé qu’elle serait la plus appropriée par rapport aux faits. Ce n’est pas comme si nous étions en train de dire que nous ne nous respections pas. Nous étions dégoûtées par les actes commis. »  - Barbara Allimadi, 2013 (Daily Monitor)

Diplômée en électronique et en ingénierie des communications de l’Université métropolitaine de Londres, Barbara était ingénieure réseau au Royaume-Uni et une fervente amatrice de musique reggae. Elle retourna en Ouganda en 2007, au moment du décès de sa mère. 

En 2019, elle fut désignée Coordonnatrice pour les affaires internationales et la diaspora de l’Alliance for National Transformation (alliance pour la transformation nationale, ANT), un parti politique lancé la même année par un leader d’opposition.    

« Nous voulons disposer d’une vie sûre et de biens, sans souffrance, sans blessure ni même de mort aux mains des forces de sécurité, qui sont censées nous protéger. Nous voulons surtout un environnement stable et propice dans lequel nous pourrons réaliser nos rêves et nos ambitions. » - Barbara Allimadi, vidéo de l’ANT

Barbara est décédée le 27 avril 2020. 


Hommages :

« J’étais tellement fière de ma sœur pour plein de raisons, mais surtout pour sa recherche téméraire de la paix, de la démocratie, de la justice et de l’égalité en Ouganda. Au summum de son activisme, elle conduisait de nombreuses marches dans les rues de Kampala, jusqu’aux postes de police et au Parlement. » - Doris Allimadi, sœur de Barbara

« C’est avec une tristesse profonde que nous avons appris le décès précoce de Barbara Allimadi. Elle était une force vaillante, infatigable et courageuse pour le mouvement de libération en Ouganda. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille. Elle nous manquera terriblement. » - Akina Mama wa Afrika (tweet du 28 avril 2020)

« Le décès de Barbara est extrêmement triste pour nous, et pour toute sa famille. Elle s’est dévouée entièrement à lutter pour la justice, la liberté et les droits des autres, tout en servant la société civile jusqu’à sa récente adhésion au parti. » Maj Gen Mugisha Muntu, coordonnateur national de l’ANT

« Une soeur magnifique, charmante, drôle, charismatique et inspirante. Mes enfants ont perdu leur tante. L’Ouganda a perdu une combattante pour les libertés, brave et courageuse. Barbara disait autrefois “tant que vous pouvez respirer, continuez à agir pour atteindre vos rêves”  » - Doris Allimadi, sœur de Barbara

Quand pourrai-je m'inscrire au Forum ? Combien coûte l'inscription ? Que comprennent les frais d'inscription ?

Les inscriptions commenceront début 2024. Nous annoncerons bientôt la date exacte et les tarifs d'inscription. L'inscription comprendra la participation au Forum, et inclura le déjeuner et les collations (le petit-déjeuner sera fourni par les hôtels), ainsi qu’un dîner sur place.

Je n’ai pas trouvé de réponse à ma question

Pour toute question supplémentaire, veuillez utiliser notre formulaire de contact. Nous continuerons d’actualiser ce document en fonction des questions que nous recevrons de votre part !

Clone of Clone of CFA 2023 - Hybrid like never before: in person - FR

Hybride comme jamais auparavant

Pour la première fois, le Forum de l'AWID propose trois modes de participation :

En personne

Les participant.e.s se réuniront à Bangkok, en Thaïlande. Nous sommes impatient.e.s de vous y retrouver!

Si la langue des signes utilisée pour l’activité n’est pas la langue des signes internationale, y aura-t-il un appui en interprétation dans d’autres langues des signes ?

Si votre activité est acceptée, l’équipe de l’AWID vous contactera pour évaluer et répondre aux besoins d’interprétation et d’accessibilité pour votre activités.

Snippet - WITM Who should - FR

Qui devrait participer à cette enquête?*

L’enquête s’adresse aux groupes, organisations et mouvements qui travaillent spécifiquement, ou principalement, à la défense des droits des femmes, des personnes LBTQI+ et pour la justice de genre dans tous les contextes, à tous les niveaux, dans toutes les régions. Si c’est un des principaux piliers du travail de votre groupe, collectif, réseau ou tout autre type d’organisation, que votre structure soit déclarée ou non, récemment constituée ou plus ancienne, nous vous invitons à participer à cette enquête.

*Nous ne collectons pas les réponses à titre individuel ou de fonds féministes et pour les femmes à l’heure actuelle.

En savoir plus sur l'enquête :
Consultez la foire aux questions

Snippet - WITM RESOURCES - FR

Ressources

Combien y a-t-il de questions dans l’enquête?

Il y a 47 questions au total, dont 27 obligatoires* et 20 autres facultatives. La plupart sont des questions à choix multiple. Nous vous invitons à répondre à toutes les questions.

Puis-je vous contacter si j’ai des questions ou des inquiétudes?

Si vous avez des questions ou des inquiétudes, merci de nous contacter par le biais de ce formulaire, en indiquant « Enquête WITM » dans l’objet de votre message. Vous pouvez également nous écrire à [email protected].

Snippet - Feminist Mixer - FR

Rencontre féministe : speed dating pour féministes !

✉️ Sur inscription uniquementInscrivez-vous ici

📅 Mardi 11 mars 2025
🕒 18.00h-20.00h EST

🏢 Chef's Kitchen Loft with Terrace, 216 East 45th St 13th Floor New York

Organisé par : AWID

WITM - Refreshed Intro Text (FR)

🚨Nouveau rapport disponible en anglais🚨

Où est l’argent ? Un plaidoyer documenté pour soutenir les organisations féministe

Ce rapport révèle la réalité du financement des organisations féministes et de défense des droits des femmes dans un contexte de bouleversements politiques et financiers. S’appuyant sur plus de dix ans d’analyse depuis la dernière étude Où est l’argent ? de l’AWID, il dresse un bilan des progrès réalisés, des lacunes persistantes et des menaces croissantes dans le domaine du financement féministe.

Téléchargez le rapport ! (en anglais)

Snippet - COP30 - Deckgame card - FR

🎯 Jeu de cartes : S’organiser. Créer des stratégies. Se mobiliser.

Un jeu de cartes pratique destiné aux collectives, qui permet d’explorer les alternatives économiques féministes et les systèmes de soins comme réponse aux crises. Pensé pour tous les mouvements qui évoluent au sein des crises climatiques mondiales, ce jeu de cartes propose de jouer et d’élaborer des stratégies en s’appuyant sur des scénarios de la vie réelle. Un moyen créatif de réfléchir aux stratégies lors de réunions, d’ateliers et de rassemblements de la communauté !

Bientôt disponible

Snippet - Intro WD2026_FR

Co-créer un espace politique pour les mouvements féministes

Du 27 au 30 avril 2026, l’AWID participera à la Conférence Women Deliver 2026, en co‑créant un espace politique avec les mouvements féministes et de justice de genre, ancré dans le care et la solidarité transnationaux.

À une époque où le fascisme et la militarisation continuent de progresser à l’échelle mondiale, la connexion féministe et la solidarité au‑delà des frontières sont plus que jamais essentielles. Nous organisons plusieurs espaces, à Women Deliver et en ligne, pour connecter les mouvements entre eux à travers des espaces de dialogue, afin de construire des agendas féministes de solidarité et d’action.

La mémoire comme forme de résistance : un hommage

L’hommage se présente sous forme d’une exposition de portraits d’activistes du monde entier qui ne sont plus parmi nous qui ont lutté pour les droits des femmes et la justice sociale. 


En 2020, nous adoptons une démarche légèrement différente 

Cette année, tout en continuant à convoquer la mémoire de celleux qui ne sont plus parmi nous, nous souhaitons célébrer leur héritage et souligner les manières par lesquelles leur travail continue à avoir un impact sur nos réalités vécues aujourd’hui.

49 nouveaux portraits de féministes et de défenseur·e·s viennent compléter la gallerie. Bien que de nombreuses des personnes que nous honorons dans cet hommage sont décédé·e·s du fait de leur âge ou de la maladie, beaucoup trop d’entre iels ont été tué·e·s à cause de leur travail et de qui iels étaient.

Les histoires des activistes à l'honneur dans cet Hommage font vivre leur héritage et continuent d'inspirer le travail et l’action de nos mouvements.

Visiter notre exposition virtuelle

Les portraits de l'édition 2020 ont été illustrés par Louisa Bertman, artiste et animatrice qui a reçu plusieurs prix.

L’AWID tient à remercier nos membres, les familles, les organisations et les partenaires qui ont contribué à cette commémoration. Nous nous engageons auprès d’elleux à poursuivre le travail remarquable de ces féministes et défenseur·e·s et nous ne ménagerons aucun effort pour que justice soit faite dans les cas qui demeurent impunis.

« Ils ont essayé de nous enterrer. Ils ne savaient pas que nous étions des graines » - Proverbe mexicain

L'Hommage a été inauguré en 2012

Le premier hommage aux défenseur-e-s des droits humains a pris la forme d’une exposition de portraits et de biographies de féministes et d’activistes disparu·e·s lors du 12e Forum international de l’AWID en Turquie. Il se présente maintenant comme une gallerie en ligne, mise à jour chaque année.

Depuis, 467 féministes et défenseur-e-s des droits humains ont été mis·es à l'honneur.

Visiter notre exposition virtuelle

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Sustaining Ourselves, Our Activism, Our Movements

Sustaining Ourselves, Our Activism, Our Movements

Ahead of the 2016 International Day of Action for Women's Health, on May 28th, we spotlight Sacred Women International, an AWID member based in Toronto, Canada. The organisation focuses on “creating a balance” and building the well-being of African, Caribbean, and Black Women across the diaspora. They shared with AWID on the importance of sustaining activists in order to continue social activism, uphold our communities and movements. #BlackLivesMatter

“We absolutely need passion for the work that we are doing or we won’t be able to do it. And to shift anything we need passion. But let’s not replace passion with anger. And let’s not carry the history of pain so much on our back that we bring it into our work, that we bring it into our lives.” – Aina-Nia Ayo-Dele, Sacred Women International

Watch the video to find out more about Sacred Women International 

 

Region
North America
Source
AWID

Dando apoyo a nuestros activismos, a nuestros movimientos y a nosotrxs mismxs

Dando apoyo a nuestros activismos, a nuestros movimientos y a nosotrxs mismxs

Adelantando el Día Internacional de Acción por la Salud de las Mujeres, 28 de mayo, destacamos el trabajo que realiza la organización afiliada a AWID con sede en Toronto, Canadá, Sacred Women International. La misma se dedica a “crear un equilibrio” y fortalecer el bienestar de las mujeres africanas, caribeñas y negras de la diáspora. Ellxs compartieron con AWID lo importante que es dar apoyo a las activistas para que se pueda continuar con el activismos social, y respaldar a nuestras comunidades y movimientos. #BlackLivesMatter 

«Realmente necesitamos pasión por el trabajo que estamos haciendo. Y para cambiar algo, necesitamos pasión. Pero no reemplacemos la pasión por ira. Y no carguemos tanto sobre nuestras espaldas la historia del dolor como para llevarla a nuestro trabajo y a nuestras vidas.» – Aina-Nia Ayo-Dele, Sacred Women International

Mira el video para saber más acerca de Sacred Women International

 

Source
AWID

Soigner nous-mêmes, notre activisme et nos mouvements

Soigner nous-mêmes, notre activisme et nos mouvements

En prévision de la Journée internationale d’action pour la santé des femmes, le 28 mai 2016, nous mettons en lumière Sacred Women International, membre institutionnel de l’AWID basé à Toronto au Canada. L’organisation se concentre sur la création d’un équilibre et la favorisation du bien-être des femmes africaines, caribbéenes et noires à travers la diaspora. L’équipe de Sacred Women International a expliqué l’importance de soutenir les activistes afin de contribuer à faire vivre les communautés et les mouvements. #BlackLivesMatter

« Nous avons absolument besoin de passion pour le travail que nous faisons. Pour parvenir à changer quoi que ce soit, nous avons besoin de cette passion. Il ne faut pas remplacer la passion par de la colère. Et ne portons pas notre histoire, pétrie de douleur, sur notre dos au point que cela affecte notre travail et nos vies. » - Aina-Nia Ayo-Dele, Sacred Women International

Visionnez la vidéo afin d’en savoir plus sur Sacred Women International 

 

Source
AWID

Transitions: Tangarr’s Story

Transitions: Tangarr’s Story

After Russia annexed Crimea from Ukraine in March 2014, Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, Queer and Intersex (LGBTQI) rights and communities on the peninsula became subject to the discriminatory and repressive ‘anti-gay propaganda’ law


Tangarr was born in Sevastopol, a city on the Black Sea. But as a gay transman, with strong views and principles supporting feminism, LGBTQI rights and human rights in general, he now considers Crimea a dangerous place and has fled with his partner to the continental part of Ukraine.

About Identity

Unlike most transgender people, Tangarr discovered somewhat later in life that his gender identity didn't match his sex assigned at birth. He told us about his childhood being relatively happy and his parents holding fairly liberal views on how a child is supposed to behave. He and his brother were treated equally, and Tangarr wasn’t persuaded to 'act like a normal girl' or do things traditionally considered feminine by society.

"I was playing Cowboys and Indians, climbing mountains with my parents and my brother, we went backpacking. I practiced Judo. I had no problem with being myself."

The coming of puberty, though, brought challenges for him. He wasn’t happy about everything his mother cherished, particularly the notion that this was the time that ‘turns girls into beautiful women’, an idea often romanticized.

His feelings about those changes were based on worry and frustration, he remembers, “it's hard to realize that your body develops in a way contradictory to your psyche”. 

Society didn’t treat him the way he wanted to be treated, people saw in him a young girl, and all he felt was a sense of wrongness and confusion related to the fact that their perception disappointed him.

“I thought I was lesbian (because they're, you know, stereotypically portrayed as masculine women), but I preferred men. It’s one of the moments when you realize how important enlightenment on issues of gender and sexual orientation is.”

Tangarr describes how he lacked information about transgender people, so he thought that the main problem was his body. He worked out, “became more muscular and athletic, yet something was definitely missing”. The sense of wrongness still persisted even if it was diminished by a quite liberal environment, including the understanding and support of friends.

His life was changed by someone (he used to know) attempting to insult him by saying “no matter how hard you work out, you’ll never be a man”. At this point, Tangarr realized something he said he never thought about before...

“I thought I was alone. A girl who feels like a guy — moreover, a gay guy.”

Legal changes and challenges

Prior to his legal sex change, the information Tangarr found online and the people he talked to helped guide him to learn all he needed to know about this process in Ukraine. He read stories, medical articles, basically everything about appearance changes and hormone replacement therapy.

He started the therapy and went through mastectomy (removal of breasts) procedure in Moscow, Russia as there “are no surgeons in Ukraine who are famed for quality in this matter”. For him this also reflects general “ignorance among the population on transgender issues, even among medical workers”. 

“For everything we hold dear, it’s unthinkable to refuse facing the challenge.”

However, to complete the legal sex change in Ukraine, irreversible sterilization is mandatory. Tangarr protested against this because, “forced sterilization is discriminatory for too many reasons to count”. With support of a friend, he was able to change documents legally, without undergoing hysterectomy (removal of the uterus). He is one of the very few people who has done so in Ukraine. 

Discrimination/Bias/Violence and joining movement(s)

 “I always found it weird that nobody does anything to stop it from happening… But then I understood that this nobody is me”

Tangarr’s experiences during his life (as a woman) moved him to join the feminist movement, “as further male socialization highlighted all the challenges girls and women must overcome on a daily basis”. He is an activist in "Lavender Menace", a group whose main fields of interest are queer theory, feminism and transgender rights, and is an active member of the Trans* Coalition, which unites transgender people and their allies in countries of the former Soviet Union. 

In December 2015, Tangarr began his work as an activist by participating in a dialogue between representatives of the transgender community from countries of Eastern  Europe and Central Asia (EECA) and the Eurasian Coalition on Male Health (ECOM), to discuss  prevention and treatment of HIV and AIDS among transgender people as a socially vulnerable group. He made a presentation on "Cognitive biases as reasons for transmen being at a high risk of HIV infection, methods of prevention and improvement of the situation".

He has participated in creating an information booklet about gender, has authored articles on transgender issues, has worked on a video to support Odessa Pride, and has spoken on a television show about challenges transgender people face when trying to change legal sex.

In the Kirovograd (central Ukraine) Centre for Fight against HIV and AIDS, Tangarr has been invited to lecture journalists, human rights activists, medical workers and the police on transgender issues.

Tangarr firmly believes that “education is a panacea for biases and misconceptions, discrimination and xenophobia”. His motto: “surrender to the truth as fast as you can”.

“The more we know about gender identity and sexual orientation issues, the less biased we become. With prejudice comes suffering, and to dispel ignorance is to diminish distress caused by it.”

Topics
LGBTQI Rights
Source
AWID

Transiciones: La historia de Tangarr

Transiciones: La historia de Tangarr

Después de que Rusia le quitara Crimea a Ucrania y la anexara en marzo de 2014, las comunidades de personas lesbianas, gay, bisexuales, trans, queer e intersex (LGBTQI) de la península y sus derechos quedaron sujetos a una ley discriminatoria y represiva conocida como ley de «propaganda anti-gay»


Tangarr nació en Sebastopol, una ciudad sobre el Mar Negro. Como hombre trans y gay con firmes convicciones y principios que apoyan el feminismo, los derechos LGBTQI y los derechos humanos en general, considera que Crimea se ha tornado un lugar peligroso y por eso huyó con su pareja a la parte continental de Ucrania. 

Sobre la identidad 

A diferencia de la mayoría de las personas trans, Tangarr descubrió relativamente tarde que su identidad de género no coincidía con el sexo que le habían asignado al nacer. Nos contó que su infancia fue relativamente feliz y que su madre y su padre tenían una visión bastante liberal de cómo se supone que lxs niñxs deben comportarse. Los trataban a él y a su hermano de igual manera y nunca intentaron persuadir a Tangarr de que «actuara como una niña normal» o que hiciera cosas que la sociedad tradicionalmente considera como femeninas. 

«Jugaba a indios y vaqueros, escalaba montañas con mis padres y mi hermano, íbamos de mochileros. Practicaba judo. No tenía ningún problema en ser yo mismo.»


Pero la llegada de la pubertad implicó desafíos para él. No estaba contento con nada lo que su madre valoraba, sobre todo la idea a menudo idealizada de que ese es el momento en que «las chicas se convierten en bellas mujeres».

Sus sentimientos en relación a esos cambios tenían que ver más con la preocupación y la frustración, y recuerda lo «difícil que es darse cuenta que tu cuerpo se desarrolla de una forma que contradice a tu alma».

La sociedad no lo trataba de la forma en que él quería ser tratado; la gente veía en él a una joven y lo único que él sentía era que algo no estaba bien. Su confusión estaba relacionada con el hecho de que la percepción que la gente tenía de él lo decepcionaba. 

«Pensé que era lesbiana (porque, como ya saben, el estereotipo las muestra como mujeres masculinas), pero prefería a los hombres. Es uno de los momentos en los que te das cuenta de lo importante que es entender las cuestiones del género y la orientación sexual». 

Tangarr relata que como carecía de información acerca de las personas transgénero, pensó que el problema principal era su cuerpo. Hizo ejercicio y logró «volverse más musculoso y atlético, pero definitivamente algo estaba faltando». Sin embargo, la sensación persistente de que algo no estaba bien se veía atenuada por un entorno bastante liberal en el que contaba con la comprensión y el apoyo de sus amigxs.

Fue una persona (que él conocía) quien cambió su vida cuando intentó insultarle diciendo «No importa cuánto ejercicio hagas, nunca serás un hombre». En ese momento Tangarr se dio cuenta de algo que nunca se le había ocurrido antes... 

«Pensé que estaba solx. Una chica que se sentía como un chico — lo que es más, un chico gay».

Cambios legales y desafíos 

Antes de su cambio de sexo legal, Tangarr encontró información en línea y habló con gente que le ayudó y le guió mientras aprendía todo lo que necesitaba saber acerca de este proceso en Ucrania. Leyó historias, artículos médicos, básicamente todo lo relacionado con los cambios en la apariencia y la terapia de reemplazo hormonal. 

Tangarr comenzó la terapia y se hizo una mastectomía (extirpación de los senos) en Moscú, Rusia, ya que «no hay cirujanos en Ucrania que sean conocidos por su pericia en este tema». Para él, esta situación también refleja el estado general de «ignorancia sobre los temas trans que existe entre la población, incluso entre lxs trabajadorxs de la salud». 

«Por todo aquello que atesoramos, es impensable negarse a enfrentar el desafío.» 

Sin embargo, en Ucrania, para completar el cambio de sexo legal es obligatoria la esterilización irreversible. Tangarr protestó contra eso porque «las razones por las que la esterilización forzada es discriminatoria son demasiadas para ser enumeradas». Con el apoyo de una persona amiga pudo cambiar sus documentos legalmente, sin someterse a una histerectomía (extracción del útero). Tangarr es una de las pocas personas que lo ha hecho en Ucrania.

Discriminación/Prejuicios/Violencia y la afiliación al/los movimiento(s)  

«Siempre me pareció raro que nadie hiciera nada para evitar que eso sucediera... Pero luego entendí que ese nadie era yo.» 

Las experiencias de Tangarr durante su vida (como mujer) le llevaron a unirse al movimiento feminista, «ya que el proceso adicional de socialización masculina puso de relieve todos los desafíos que las niñas y mujeres deben superar día a día». Desde entonces es activista en la «Amenaza Violeta», un grupo cuyas principales áreas de interés son la teoría queer, el feminismo y los derechos trans y miembro activo de la Trans* Coalition [Coalición Trans*], grupo que une a las personas trans y sus aliadxs en los países de la antigua Unión Soviética. 

En diciembre de 2015 Tangarr comenzó su trabajo como activista participando en un coloquio entre representantes de la comunidad trans de los países de Europa Oriental y Asia Central (EECA, por sus siglas en inglés) y la Eurasian Coalition on Male Health (ECOM) [Coalición Euroasiática sobre Salud Masculina], para discutir sobre prevención y tratamiento de VIH y SIDA entre las personas trans como grupo socialmente vulnerable. Allí hizo una presentación sobre los «Los sesgos cognitivos como razones por las cuales los hombres trans corren un alto riesgo de infección por VIH, métodos de prevención y cómo mejorar la situación».

Tangarr ha colaborado en la creación de un folleto informativo sobre género, ha escrito artículos sobre temas trans, ha trabajado en un video que apoya al grupo Odessa Pride [Orgullo Odesa] y ha hablado en un programa de televisión acerca de los desafíos que enfrentan las personas trans cuando intentan hacer un cambio de sexo legalmente

En el Centro de Lucha contra el VIH y el SIDA de Kirovogrado (Ucrania central), Tangarr ha sido invitado a dar una conferencia para periodistas, activistas de derechos humanos, trabajadorxs de la salud y policías sobre temas trans. 

Tangarr cree firmemente que «la educación es una panacea contra los prejuicios y conceptos erróneos, la discriminación y la xenofobia». Su lema es: «Ríndete a la verdad tan rápido como puedas».

«Cuanto más sepamos sobre identidad de género y orientación sexual, menos prejuicios tendremos. El prejuicio trae aparejado sufrimiento, por eso barrer con la ignorancia es reducir el dolor que ella causa».

Source
AWID

Transitions : l’histoire de Tangarr

Transitions : l’histoire de Tangarr

Depuis l’annexion de la Crimée à la Russie en mars 2014, les droits et les communautés des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans*, queers et intersexes (LGBT*QI) de la péninsule sont soumis à la loi discriminatoire et répressive de « propagande anti-gays » (lien en anglais). 


Tangarr est né à Sébastopol, une ville située au bord de la Mer Noire. Mais cet homme trans* aux convictions et aux principes bien ancrés, soutenant le féminisme, les droits LGBT*QI et les droits humains en général, estime que la Crimée est aujourd’hui un lieu dangereux (lien en anglais) et a fui avec son partenaire en Ukraine continentale. 

De l’identité 

Contrairement à la plupart des personnes trans*, Tangarr a découvert un peu plus tard que son identité de genre n’était pas en accord avec le sexe qui lui avait été assigné à la naissance. Il nous a raconté que son enfance avait été relativement heureuse, que ses parents avaient une vision plutôt libérale du comportement que l’on attend d’un enfant. Son frère et lui ont été traités de la même façon, et on ne demandait pas à Tangarr « d’avoir le comportement d’une fille normale » ou de faire des choses que la société considère féminines. 

« Je jouais aux cowboys et aux indiens, j’escaladais des montagnes avec mes parents et mon frère, on voyageait en sac à dos. Je faisais du judo. J’étais moi-même et je me sentais bien. »

Mais avec la puberté, il a vu surgir les difficultés. Il vivait mal les aspirations de sa mère, en particulier l’idée selon laquelle la puberté était la période qui « transforme les filles en de belles femmes », une idée qui est souvent enjolivée. 

Cette métamorphose suscitait en lui des sentiments de frustration et du tourment. Il se souvient : « C’est dur de réaliser que le développement de votre corps prend une direction opposée à celle de votre psyché ». 

La société ne l’a pas toujours traité comme il l’aurait souhaité, les gens voyaient en lui une jeune fille. Cela ne lui inspirait qu’une confusion et une impression d’incongruité, toutes deux liées au fait que leur perception le décevait.

« J’ai cru que j’étais lesbienne (parce que, vous savez, elles sont stéréotypées comme étant des femmes masculines), mais je préférais les hommes. C’est là qu’on se rend compte à quel point il est important d’éclairer les gens sur les questions d’orientation de genre et sexuelle. » 

Tangarr décrit qu’il a cruellement manqué d’informations concernant les personnes trans*, ce qui l’a amené à croire que le plus gros problème venait de son corps. Il s’est mis à s’entraîner, « [est] devenu plus musclé et athlétique, mais quelque chose manquait clairement ». Bien qu’atténuée par un environnement assez libéral et par la compréhension et le soutien de ses ami-e-s, cette impression d’incongruité a continué de persister.

Sa vie a changé lorsque quelqu’un (qu’il connaissait) a cherché à l’insulter en lui disant : « Tu peux t’entraîner autant que tu veux, tu ne seras jamais un homme ». À cet instant, Tangarr a réalisé une chose à laquelle il dit n’avoir jamais pensé auparavant… 

« Je me suis dit que j’étais seul. Une fille qui se sent comme un mec — un mec gay, qui plus est. »

Changements juridiques et obstacles 

Avant de changer légalement de sexe, les renseignements que Tangarr a trouvés sur le net et les gens avec lesquels il a échangé l’ont aidé à s’orienter afin d’obtenir toutes les informations nécessaires au sujet de ce processus en Ukraine. Il a lu des témoignages, des articles médicaux, essentiellement tout ce qu’il pouvait sur les changements au niveau de l’apparence et sur le traitement hormonal de substitution. 

Il a entamé sa thérapie et subi une mastectomie (ablation des seins) à Moscou, en Russie, puisqu’il « n’existe en Ukraine aucun chirurgien de qualité réputé dans ce domaine ». Pour lui, cela reflète aussi « l’ignorance générale de la population sur les questions trans*, et cela même parmi le corps médical ». 

« Au nom de tout ce qui nous tient à cœur, il est impensable de refuser de relever ce défi. » 

Mais l’Ukraine exige qu’une stérilisation irréversible soit pratiquée afin d’effectuer le changement de sexe. Tangarr s’est insurgé contre cette condition, car « la stérilisation forcée est discriminatoire pour mille et une raisons ». Avec l’aide d’un ami, il est parvenu à modifier ses documents légalement, sans avoir à subir d’hystérectomie (ablation de l’utérus). Il est l’une des très rares personnes à avoir procédé ainsi en Ukraine. 

Discrimination/préjugés/violence et adhérer à des mouvements 

 « J’ai toujours trouvé bizarre que personne ne fasse rien pour empêcher que cela n’arrive… Et puis j’ai compris que ‘personne’, c’était moi ». 

Les expériences que Tangarr a faites au cours de sa vie (de femme) l’ont amené à rejoindre le mouvement féministe, « dans la mesure où sa socialisation en tant qu’homme a mis en évidence tous les obstacles que les filles et les femmes ont à surmonter jour après jour ». C’est un activiste de Lavender Menace, un groupe dont les principaux domaines d’intérêt sont la théorie queer, le féminisme et les droits trans*. Il est aussi membre actif de la Trans* Coalition, qui rassemble les personnes trans* et leurs allié-e-s des pays de l’ex Union soviétique. 

En décembre 2015, Tangarr a entamé son travail activiste et participé à un dialogue entre représentant-e-s de la communauté trans* des pays de l'Europe de l'Est et d'Asie centrale (EEAC, en anglais) et de l’Eurasian Coalition on Male Health ou ECOM (Coalition eurasienne sur la santé des hommes), afin de parler des stratégies de prévention et des traitements du VIH et du SIDA au sein de la communauté trans* en tant que groupe socialement vulnérable. Il a présenté un exposé sur « les préjugés cognitifs comme causes de la forte exposition des hommes trans* à l’infection du VIH, les méthodes de prévention et l’amélioration de la situation ».

Il a participé à la création d’un ouvrage d’information sur le genre, rédigé des articles sur le thème trans*, travaillé à une vidéo de soutien à Odessa Pride et s’est exprimé lors d’une émission télévisée au sujet des obstacles juridiques auxquels les personnes trans* sont confrontées lorsqu’elles tentent de changer de sexe. 

Le Centre de la lutte contre le VIH et le SIDA de Kirovohrad (au centre de l'Ukraine) a invité Tangarr à donner une conférence sur les questions trans* à des journalistes, des activistes œuvrant en faveur des droits humains, des travailleur-euse-s de la santé et à la police. 

Tangarr est fermement convaincu que « l’éducation est une panacée capable d’éliminer les préjugés et les idées erronées, la discrimination et la xénophobie ». Il a pour devise : « Optez pour la vérité le plus rapidement possible ». 

« Plus nous savons de choses sur ce qui a trait à l’identité de genre et l’orientation sexuelle, moins nous nourrissons de préjugés. Les idées reçues engendrent de la souffrance. En abolissant l’ignorance, on diminue la détresse qu’elle provoque. » 

Source
AWID